Devenu romancier presque accidentellement, Sam Springer, ex-comptable de l'Ohio, mari paisible et fidèle, plutôt terne, "qui n'avait jamais manqué de tondre la pelouse un samedi matin sur deux", a voulu vivre de sa plume. En quête d'un sujet, il a rencontré l'abbé Dover, un ancien militaire, qui lui a exposé une théorie intéressante : "on devient homme d'église pour échapper à un métier honnête et parce qu'on veut se faire du fric." Fort de ces préceptes, il a persuadé Sam Springer de se laisser ordonner pasteur de l'église du cheptel de Dieu et l'a envoyé à Jacksonville s'occuper d'une paroisse entièrement composée de Noirs. C'est alors que les choses ont commencé à devenir compliquées...
Drôle, provocateur, dérangeant, La Messe noire du frère Springer est le portrait impitoyable d'une Amérique en proie aux faux prophètes et dont l'unique religion est le mercantilisme.
Charles Willeford
Charles Willeford est né le 1er février 1919 à Little Rock, dans l'Arkansas. Il s'est engagé dans l'armée à seize ans. Il en a tiré une expérience humaine dont il s'est servi dans ses livres, dont Les Grands Prêtres de Californie en 1949. Dans les années 80, il entame sa saga de l'inspecteur Hoke Moseley dont le premier, Miami Blues, fut porté à l'écran par George Armitage. Pour l'auteur de roman noir Elmore Leonard : "Personne n'a écrit un meilleur polar que Charles Willeford". Il laisse derrière lui seize romans dont certains ont été adaptés à l'écran avec plus ou moins de succès, de nombreux poèmes et deux livres autobiographiques. Il meurt en 1988.