À Calcara, village de la Sicile intérieure, la vie remue à peine. Sur la place les silhouettes noires vont et viennent, lentes et furtives. Elles évitent Cosimo, censé jeter des sorts. Quelques hommes pourtant s’intéressent à lui. Modeste, maigre et triste comme il est, ils le trouvent parfait. Sa mère aussi le guette, de l’oeil et du geste.
Dans cette immobilité parfaite, Cosimo, lui, attend. Seul, inquiétant de passivité, sous une lumière dantesque merveilleusement rendue par une écriture au couteau ; il ignore qu’il va bientôt entrer en scène.
Andrea Camilleri a salué son cadet de ces mots : «Cette farce noire est une splendide métaphore de la condition humaine.»
« Un western métaphysique et immobile, un huit clos en plein air écrasé de chaleur et quasi silencieux, terrifiant de maîtrise et de limpidité. » Judith Steiner, Les Inrockuptibles
Roberto Alajmo
Roberto Alajmo est né à Palerme le 20 décembre 1959. Critique théâtral au « Giornale di Sicilia », il travaille depuis 1988 comme rédacteur au siège sicilien de la Rai. Il collabore en tant qu’éditorialiste aux pages de Palerme de la « Republica » et tient une chronique dans la revue « Diario della Settimana ».
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